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J'ai assisté à leurs débuts en équipe 1ere à La Voulte. Ils avaient à peine 18 ans. C'était fabuleux. Les courses effrénées de Didier faisaient hurler de joie le public Ardéchois. La Voulte, 4000 habitants à l'époque, 6 à 7000 personnes au stade le dimanche, qui scandait son prénom, "Didier, Didier...", C'était un phénomène qu'il est resté. L'histoire se répétait... Et puis en plus de leur immense qualité de rugbymen, Guy, Lilian, Didier et Gilles sont des personnes avec des qualités humaines hors du commun et dotés d'une gentillesse extraordinaire. Lorsque je parle d'eux ou lorsque je pense à eux, j'ai de nouveau entre 10 et 14 ans... |
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L'histoire vaut bien d'être contée. Tout gosses, Guy et lilian furent attirés par le rugby. Il ne pouvait en être autrement, car ils auraient fait exception à la règle. A Pouillon, comme ailleurs, d'interminables parties étaient organisées à la sortie de l'école. De plus, papa Cambérabéro, qui joua 20 ans demi de mêlée à tyrosse, suivait de prés, les évolutions et les progrès de sa progéniture. Bien entendu, c'est à Tyrosse qu'ils signèrent leur 1ere licence. En 1955, Guy avait 18 ans, jouait déjà en équipe fanion; Lilian, 17 ans opérait en junior A. Tous deux avaient connu la sélection en Côte Basque et l'on commençait à parler beaucoup de ces "deux petits formats" particulièrement doués. La réputation des deux frères dépassait déjà les limites des Landes. Au point que le docteur de Vecchy, Bayonnais d'origine' établi à La Voulte où il avait joué bien sûr, profitait de ses vacances au pays pour prospecter un peu. C'est ainsi qu'il parvint à convaincre le père Cambérabéro de laisser partir ses deux fils. Comme ils étaient un peu jeunes pour s'en aller seuls, c'est toute la famille qui, un jour de septembre 1955, s'installa à La Voulte. Le père avait une place de contremaitre à l'usine et les deux fils y entraient comme simples ouvriers. Quant au club, il héritait du même coup de 2 joueurs d'exception, mais encore d'un dirigeant averti qui, pendant trois années entraina l'équipe première. La Voulte évoluait alors en 2eme division. La saison de leur arrivée allait rester mémorable. Pas une défaite jusqu'à la demi finale perdue contre St Girons et la montée assurée. De puis la Voulte, non seulement s'était maintenue en Division 1, mais y avait bien souvent joué les tout premiers rôles atteignant les demi finales en 1959 et 1965 et gagnant en 1970 ce fameux titre de Champion de France. Lilian allait se retirer en 1971 à 34 ans, laissant son frère Guy jouer au coté de Jacques Fouroux. Guy allait l'imiter quelques petites années plus tard. Actuellement seul Didier est encore en activité. A trente huit ans il fait encore le bonheur de l'équipe de Perpignan. Pour en savoir plus, pour parcourir un peu de leur carrière, pour lire les mots écrits par tous ceux qui les ont admirés, cliquez sur l'icone Cambé suite... Vous pourrez naviguer sur Guy, sur Lilian, sur les deux, sur Didier et sur Gilles. |
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