Le chemin qui les a menés de Tyrosse à La Voulte, de Cardiff à Toulouse en passant par Hamilton, Londres, Dublin et Edimbourg, Guy et Lilian l'ont toujours suivi ensemble, pour le meilleur et pour le pire. Cette route semée d'embûches, et bien souvent pavée de mauvaises intentions, ils l'ont toujours suivis à deux, sous le soleil et sous l'orage. Jamais les mots entente, compréhension, estime et amitiés n'ont pris un sens aussi profond.

Didier Beaune "Le mot de passe"

 

 

 

Cette complicité, cette union fraternelle, c'est peut-être tout simplement la potion magique de Lilian, et de Guy, c'est peut être aussi là que réside le secret de leur carrière et de leur réussite. Il est d'ailleurs assez significatif de constater à quel point on dit plus souvent "les Cambé" que Lilian et Guy. Comme si en dissociant leur deux noms, on craignait par la même occasion, de détruire leur entente.

Effectivement rien ne prouve que Guy sans Lilian aurait fait la même carrière et que Lilian sans Guy aurait connu les mêmes joies. Le coup de pied de Guy aurait sans doute eu la même diabolique précision, la passe de Lilian la même longueur, la même rapidité. Mais l'un sans l'autre, ça n'aurait pas été la même chose.

Didier Beaune "Le mot de passe"

 

 

 

Si j'avais dû concevoir un demi d'ouverture, il aurait eu le courage d'Haget, la classe, le pied de Bala et la lucidité de Labazuy. Guy réunit à lui tout seul toutes ces qualités.

Si j'avais dû fabriquer un demi de mêlée, il aurait eu la passe de Bergougnan, le coup de pied de Danos et la vista de Dufau. Tout cela, Lilian l'a.

C'est peut être d'ailleurs un peu à cause de cela que que la France a réussi le Grand Chelem, c'est surement à cause de cela que La Voulte a été champion de France avec les nouvelles règles, mais c'est surtout pour cela que je considère que les frères Cambérabéro ont été la meilleure paire de demis du monde.

Jean Liénard "Le mot de passe"

 

 

Quelqu'un qui n'a jamais eu de frère ne peut pas comprendre.

Il existe entre deux frères un fluide, quelque chose de tout à fait spécial, d'assez inexplicable, une sorte de lien invisible. Et parfois une action tout à fait improvisée sembla parfaitement préparée aux yeux du public parceque nous avions senti ce qui allait devoir se passer et quze nous l'avions tenté au centième de seconde, dans un commun accord, dans une parfaite communion d'esprit, et pourtant sans nous concerter le moins du monde. Je pense que les Cambérabéro se sont bien souvent trouvés dans pareil cas. Lilian a dû annoncer une combinaison, une passe vers la droite par exemple. Et, rencontrant des difficultés, étant dans l'embarras pour lancer le ballon vers la droite, il a été obligé de faire cette passe à gauche. Quoiqu'il arrivât, Guy devait être là, automatiquement, instinctivement, grâce à ce quelque chose qui existe entre deux frères et qui l'a ammené, peut être même sans qu'il s'en rende compte, à se trouver exactement là où tombait le ballon, même si primitivement ce ballon devait arriver tout à fait à l'opposé.

Et dans les tribunes, sur les bancs de touche, sur le terrain, tout le monde devait alors être persuadé que l'action était préméditée, soigneusement répétée aux entrainements....

André Boniface "Le mot de Passe"

 

 

 

 

 

Comme dans tous les tandems fraternels, l'entente entre Guy et Lilian a toujours été parfaite, et c'est certainement là le premier secret de leur extraordinaire carrière, les fautes de l'un étant rattrapées par l'instinct de l'autre.

Guy et Lilian ont travaillé techniquementles plus petits détails chacun à son poste respectif, ce qui explique la plénitude à laquelle ils sont arrivés. La superbe passe de Lilian étant exploitée au maximum par le plus grand par le talent mais le plus petit par la taille, par le plus précis, le meilleur buteur que j'ai vu depuis mon enfance, son frère Guy.

Pierre Danos " Le mot de passe"

 

 

Le jeu qu'ils jouent depuis toujours, il n'y a qu'eux qui peuvent le jouer. C'est leur griffe personnelle. Ils ont travaillé bien sûr, mais ils sont quand même nés comme ça.
Ils sont nés doués.
Je suis persuadé qu'on ne pourra jamais faire la même chose, qu'on ne pourra jamais atteindre cette perfection.
D'abord, il faudrait trouver un joueur qui ait la même passe que celle de Lilian, aussi longue, aussi précise. Rien que cela paraît presque impossible. Ensuite, il faudrait trouver qui mettre au bout de cette passe. Si ce quelqu'un n'avait pas les qualités de Guy, son sens du jeu, cela deviendrait tout de suite catastrophique.
Je crois décidément que ce tandem sera inégalé.

Pierre Albaladéjo "Le mot de passe"

 

 

 

 

Grand Chelem 68

Australie 67

Guy

Lilian